Préparer son logement
Location meublée : quels meubles et équipements prévoir ?
Du couchage au matériel d’entretien, préparez un meublé utilisable dès l’arrivée du locataire. Retrouvez le minimum légal, les équipements de confort et une méthode pour consigner les quantités et l’état du mobilier.
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Quel minimum faut-il fournir pour louer en meublé ?
Pour louer en meublé, vous devez fournir un mobilier suffisant pour dormir, prendre ses repas et vivre normalement dans le logement. Les équipements obligatoires en location meublée relèvent de onze catégories. Leur présence doit être vérifiée, puis leur quantité et leur état consignés dans un inventaire partagé avec le locataire.
Ce guide concerne les logements privés loués comme résidence principale avec un bail meublé classique, y compris étudiant, ou un bail mobilité. Il ne traite pas des locations touristiques. La liste réglementaire est applicable depuis le 1er septembre 2015 et constitue la référence pour préparer une nouvelle location.
Les onze catégories à prévoir
Le décret du 31 juillet 2015 fixe ce minimum. Certaines catégories regroupent plusieurs éléments ou proposent une alternative.
Catégorie | Minimum à fournir |
|---|---|
1. Literie | Un couchage comprenant une couette ou une couverture. |
2. Occultation | Un dispositif pour occulter les fenêtres des pièces destinées au sommeil. |
3. Cuisson | Des plaques de cuisson. |
4. Four | Un four traditionnel ou un four à micro-ondes. |
5. Conservation au froid | Un réfrigérateur et un congélateur, ou au minimum un réfrigérateur avec un compartiment atteignant une température inférieure ou égale à −6 °C. |
6. Vaisselle | La vaisselle nécessaire pour prendre les repas. |
7. Cuisine | Des ustensiles de cuisine. |
8. Repas | Une table et des sièges. |
9. Rangement | Des étagères de rangement. |
10. Éclairage | Des luminaires. |
11. Entretien | Du matériel d’entretien ménager adapté aux caractéristiques du logement. |
Liste des onze catégories obligatoires, avec les alternatives autorisées pour le four et la conservation au froid.
Onze catégories réglementaires ne signifient pas onze objets à acheter.
Chaque pièce doit être équipée conformément à sa destination. Ne limitez donc pas votre contrôle à la cuisine et à la chambre. Pour comparer les implications des deux formules de location, consultez notre guide location vide ou meublée.
Adapter les équipements à l’usage réel du logement
Raisonner en usages, pas en nombre d’objets
La loi exige une quantité et une qualité suffisantes. Elle ne fixe pas un quota universel de couverts ou de chaises. Adaptez l’équipement à l’occupation prévue. Du mobilier d’occasion peut convenir, à condition d’être en état de servir à son usage. Tout acheter neuf n’est pas une obligation.
Pour dormir, vérifiez le couchage, sa propreté, sa stabilité et l’occultation effective des fenêtres de l’espace destiné au sommeil.
Pour cuisiner, prévoyez des ustensiles compatibles avec les plaques, par exemple une casserole et une poêle adaptées.
Pour manger, contrôlez que la table, les sièges et la vaisselle permettent aux occupants prévus de prendre leurs repas.
Pour entretenir le logement, choisissez le matériel selon les sols, par exemple un aspirateur pour la moquette ou un balai et une serpillière pour le carrelage.
Testez les appareils avant le rendez-vous d’entrée. Une porte de réfrigérateur qui ferme mal ou une plaque inutilisable ne se repère pas dans une simple liste d’achats. Pour le compartiment froid, vérifiez la température annoncée dans la notice ou les caractéristiques de l’appareil. Ne vous fiez pas uniquement à son apparence.
Ajouter du confort sans le confondre avec le minimum
Télévision, lave-linge, lave-vaisselle, bouilloire et abonnement internet ne figurent pas dans les onze catégories obligatoires. Les draps, serviettes et produits ménagers consommables n’y figurent pas non plus. Cette distinction ne dispense pas de fournir la literie exigée, avec une couette ou une couverture.
Choisissez les options selon l’espace disponible et l’usage attendu. Un lave-linge peut être utile, mais demande aussi une installation adaptée et un suivi. Mieux vaut un équipement simple, utilisable et facile à entretenir qu’une accumulation d’appareils sans accessoires ou sans notice.
Établir un inventaire précis à l’entrée et à la sortie
L’inventaire identifie les meubles et équipements remis au locataire. L’état détaillé décrit leur état. Ils sont établis contradictoirement et amiablement à la remise puis à la restitution des clés, signés par les parties ou leurs mandataires, joints au bail et remis en autant d’exemplaires que de parties.
Aucune facturation distincte ne peut être ajoutée pour ces documents, en dehors de celle liée à l’établissement de l’état des lieux. L’inventaire ne se confond pas avec l’état des lieux d’entrée, qui décrit aussi le logement, ses revêtements et ses installations.
Préparez un relevé pièce par pièce avec la désignation des éléments et leur quantité.
Vérifiez ensemble leur présence et leur état, puis testez les équipements lorsque cela est possible.
Décrivez les défauts visibles et notez explicitement les essais qui n’ont pas pu être réalisés.
Relisez les observations avec le locataire, corrigez les écarts et faites signer le document.
Remettez les exemplaires aux parties et conservez la version finalisée avec les documents de location.
Exemple fictif de relevé
Ces lignes illustrent une description utile. Les quantités ne constituent pas un minimum légal.
Pièce et élément | Quantité | État et observation |
|---|---|---|
Cuisine — four à micro-ondes | 1 | Porte intacte, plateau présent, essai de chauffe réalisé. Petite rayure sur le dessus. Référence relevée sur l’étiquette. |
Séjour — chaise | 2 | Assises intactes, pieds stables. Éclat visible sur le dossier de la chaise située près de la fenêtre. |
Deux lignes fictives montrent comment préciser la quantité, l’état, les essais et les défauts d’un équipement.
Préférez un défaut localisé à une appréciation générale comme « état moyen ».
Ajoutez des photos pour illustrer les défauts, en les reliant clairement aux éléments concernés. Elles complètent le relevé contradictoire, sans le remplacer automatiquement. Pour les appareils, conserver la référence et la notice facilite l’identification et les interventions ultérieures. Évitez d’écrire « fonctionne » si aucun essai n’a été effectué.
Réagir à un équipement manquant ou à une panne
Corriger le manque, plutôt que le masquer dans le bail
Si votre contrôle révèle un élément obligatoire absent, complétez l’équipement avant l’entrée. Une clause ne peut pas simplement vous dispenser du mobilier essentiel. Le fait que le locataire apporte ses propres meubles ne suffit pas, à lui seul, à garantir la qualification de location meublée.
Lorsqu’un manque est découvert au rendez-vous ou après l’arrivée, le locataire le signale par écrit. Le bailleur organise la correction. Notez précisément l’élément concerné, la solution retenue et la date prévue, puis actualisez le relevé une fois la fourniture réalisée. Cet accord documente l’action, mais n’efface pas l’obligation.
Identifier la cause avant de répartir les frais
Une panne ne se facture pas automatiquement au locataire. L’entretien courant et les petites réparations lui incombent en principe. La vétusté et les réparations non locatives relèvent du bailleur. Une mauvaise utilisation peut engager la responsabilité du locataire. Les exceptions comprennent notamment la malfaçon, le vice de construction et la force majeure.
Le locataire décrit le problème et transmet les informations utiles, sans poursuivre une utilisation manifestement dangereuse.
Le bailleur rassemble la notice, l’historique de l’appareil et, si nécessaire, le diagnostic d’un professionnel.
Les parties conservent les échanges, le compte rendu d’intervention et les justificatifs de réparation ou de remplacement.
Au départ, distinguez l’usure normale des dégradations imputables. Ne réclamez pas automatiquement le prix d’un appareil neuf pour remplacer un équipement déjà ancien. Notre guide sur les réparations locatives détaille la méthode pour identifier le responsable et organiser l’intervention.
Les derniers contrôles avant la remise des clés
Un inventaire complet ne remplace pas le contrôle d’un logement décent ni les diagnostics obligatoires pour louer. Traitez ces vérifications séparément. Réservez ensuite un dernier passage à l’équipement, une fois les livraisons terminées et le nettoyage effectué.
Votre contrôle final du meublé
Avant le rendez-vous avec le locataire, vérifiez ces points :
- Les onze catégories sont présentes, avec les alternatives réglementaires respectées.
- Chaque pièce dispose d’un équipement adapté à sa destination.
- Le mobilier convient à l’occupation prévue et les appareils ont été vérifiés.
- Les équipements facultatifs réellement fournis figurent dans le relevé.
- Les quantités, défauts et essais sont décrits sans appréciations ambiguës.
- Les photos sont identifiables et les notices utiles sont accessibles.
- Les documents sont prêts à être relus ensemble, signés et remis aux parties.
- Aucun élément obligatoire manquant n’est laissé sans correction.
Conservez ce relevé finalisé comme point de comparaison pour le suivi des équipements et la restitution des clés.
Sources et références
Décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixant la liste des éléments de mobilier d’un logement meublé
Bail d’habitation : qu’est-ce qu’un logement meublé ? — Service Public
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs
Qui est responsable des dégradations dans un logement en cours de location ? — Service Public
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